Sur une grande avenue, dans une ville m
.nstrueusement grande, remplie de gens et de v
.itures ; à une fenêtre,
.n peut v
.ir un rideau de dentelle a demi relevé. Un visage se distingue à peine dans l'
.mbre de l'appartement. Juste en face se tr
.uve un parc, et un peu plus près il y a la r
.ute. N
.us dir
.ns que c'est l'hist
.ire d'une v
.yeuse et des gens qu'elle
.bserve de sa fenêtre.
Un matin, à l'heure
0ù les parents pressés emmènent leurs enfants à l'éc
0le, juste avant de se précipiter à leur bureau. La ville se réveille, la v
0yeuse aussi. Les v
0itures de t
0utes s
0rtes filent devant ces yeux. Sur le tr
0tt
0ir, attendant de p
0uv
0ir traverser, une mère et sa fille, âgée d'au maximum 5 ans ; ses deux c
0uettes bl
0ndes reb
0ndissant sur ses épaules c
0uvertes d'une r
0be d'enfant turqu
0ise. Le s
0urire peint sur s
0n visage n'est qu'inn
0cence et espièglerie. Elle tient sa maman par la main, sautillant sur place, sûrement impatiente de retr
0uver ces amies.
La v
.yeuse l'imagine, arrivant dans une j
.lie maternelle, c
.urant vers toutes ses c
.pines, c
.rde à sauter en main.
Mais le p
0rtable de la mère s
0nne, celle-ci le décr
0che, lâchant quelque sec
0nde la main de s
0n enfant. Et la gamine, elle, se précipite sur la r
0ute, elle va être en retard p
0ur j
0uer aux p
0upées et faire des g
0mmettes. Le chauffeur du p
0ids l
0urd aussi est à la b
0urre, il n'a pas vu la petite traverser. Il ne l'a vue qu'une f
0is s
0us ces r
0ues.
Le cri de sa mère se répercute dans la rue, il manquera une élève à la maternelle auj
.urd'hui... et les autres j
.urs aussi.
Un j
0ur, il faisait t
0ut juste nuit. La v
0yeuse, t
0uj
0urs à sa fenêtre.
Sur le petit banc, juste à l'entrée du parc, caché de la lumière des réverbères, un c
.uple s'embrassait tendrement. Les passants ne leur jetaient que des regards de dég
.ût, quand ils ne faisaient pas t
.tal abstracti
.n de leur présence. P
.ur un c
.uple h
.m
.sexuel c'est habituel au f
.nd.
Il fait fr
0id ce s
0ir là, le vent glacial qui persiste à v
0us frig
0rifier jusqu'au
0s, rentrant s
0us v
0tre manteau, f
0uettant v
0tre visage est vraiment un vicelard. D'une b
0urrasque, il fait p
0ser les yeux d'un gr
0upe de wesh c
0mme
0n dit, sur n
0s am
0ureux.
Et l'effet est immédiat. Les racailles viennent jusqu'a eux, les t
.isant de t
.ute leur hauteur. Les insultes fussent. M
.ts blessants, cassants ; phrases qui rabaissent, qui claquent dans l'air. Venins t
.rtueux qui arrivent jusqu'au c
.eur des am
.ureux, les blessant une f
.is de plus.
Ensuite les c
0ups. La v
0yeuse ne distingue pas t
0ut, seulement une mêlée de bras, de jambes, et des cris. Puis plus rien.
La racaille repart en rig
.lant, voilà une histoire qui fera rire tout le lycée demain matin. Et les deux jeunes, au s
.l, r
.ués de c
.ups. Bah,
.n s'en f
.ut, ce s
.nt deux mecs qui s'aiment.
Début de s
0irée d'un j
0ur d'hiver pluvieux.
Il y a, marchant seule sur le tr
0ttoir, une ad
0 qui pleure. Les larmes qui ravagent ces j
0ues, lèvres pincées p
0ur retenir ses gémissements. La peine qui est inscrite dans s
0n regard ne semble perturber aucun piét
0n.
La voyeuse remarque alr
.s que l'enfant s'écrc
.ule au sc[=#ee00ff].l, ses jambes tremblantes ne la pc
.rtent plus. Elle voit le c
.rps se sec
.uer s
.us des spasmes de d
.uleur, un par un, ils d
.nnent l'impression de déchirer la malheureuse en deux. P
.urtant, personne ne b
.uge, ils c
.ntinuent de marcher, f
.utue marée humaine tellement
0ccupée, tellement pressée.
Un m
0ment. Un h
0mme d'affaire, c
0stume n
0ir, cravate beige, les cheveux impeccables, téléph
0ne greffé à l'
0reille, se penche sur l'ad
0.
-
0h gamine tu v
0is pas que tu gène là ? P
0usse-t
0i !
La v
.yeuse referme s
.n rideau et se t
.urne vers s
.n sal
.n. Une enfant d'envir
.n 1
. ans lit dans un large fauteuil, ses cheveux n
.irs c
.upés c
.urt et en bataille lui ret
.mbant en fine mèches devant les yeux. La petite lève un regard interr
.gateur sur sa grand-mère, et d'une v
.is fluette lui demande :
- Mais mamie, qu'est-ce que tu regardes t
.us le temps par la fenêtre ?
- La bêtise humaine ma chérie.
Fin
Histoire By Mor[ph] don't touch please =3[[
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